Entrer dans une pensée ?

Dernière mise à jour : 11 avr.

Je propose une sorte d'introduction à la fréquentation des pensées chinoises ou voisines de la pensée chinoise.

J'emprunte le titre à un ouvrage de philosophie écrit par François Jullien.

Je n'aurai pas l'audace, par respect envers son auteur, de vous en résumer le texte, Sa lecture est, pour autant, tout à fait recommandée à qui voudrait s'apercevoir de l'ampleur de la tâche qui consiste à mesurer l'écart entre la pensée chinoise et la pensée occidentale,

Celle-ci est utilisée dans la majeure partie du globe pour communiquer très simplement ou pour écrire et "philosopher" plus en profondeur.

A l'entrée d'une pensée se trouve ce sur quoi s'établit notre langage et notre écriture, mais avant sur quel système s'est élaboré notre compréhension - et son partage - du monde. De quels éléments partons nous pour réfléchir ? Sur quoi nous appuyons-nous pour nous faire comprendre? . Cet ensemble qui sert aux petites comme aux grandes choses pour manifester notre pensée, jusqu'à quel point est-il commun à tous les êtres humains ?

Pas d'histoires comparées des origines, mais juste dire que face à ce qui, depuis des millénaires, a construit notre mode de pensée, d'autres systèmes existent.,

Ce qui part plus ou moins de l'Inde et s'est installé, dans un premier temps au moins, jusqu'à la pointe de l'Europe, a produit les langues indo-européennes, Beaucoup de cultures ont évidemment des pensées et des organisations sociales différentes. Elles sont souvent le fait de peuples peu nombreux, souvent acculturés à la pensée occidentale ou n'ayant pas, ou peu, laissé de traces écrites,

L'empire chinois est, pour beaucoup de raisons, un autre modèle, très ancien, très complet et qui présente une remarquable cohérence pour énoncer sa conception des choses. L'expérience de ses différentes activités se compte en millénaires, et beaucoup de constituants sont encore à la base des grands édifices nécessaires à la vie sociale.

Le langage, qui n'est pas le seul outil de communication, raconte assez bien, par ses origines archaïques, ses évolutions, son fonctionnement qu'on ne parle pas complètement de la même chose en passant du chinois à nos langues.

La traduction "relative" des textes chinois indique à maints endroits l'utilisation d'états, de points de vue, d'"entrées" en quelque sorte qui n'ont pas d'équivalents immédiats chez nous. Il faudra souvent expliquer ce dont il est question pour appréhender la signification d'un mot. Il s'agira, de façon évidente, de tout ce qui est du domaine des sciences humaines, de la philosophie, de la santé.

Les passionnés de culture asiatique se retrouvent, pour beaucoup, engagés dans d'assez longues études, qu'elles concernent l'art, les rituels, les religions, la vie sociale, mais, très souvent aussi, la médecine, du corps ou de l'esprit.

Commençant sur des explications un peu schématiques, on s'aperçoit que ça n'en finit pas et qu'en avançant, voilà qu'on n'avait fait qu'effleurer la surface de la pensée chinoise. Ainsi tous ceux qui ont poursuivi l'apprentissage, avec quelque endurance, de l'acupuncture, de la calligraphie, du Tai Ji Quan ou du Yi Jing, mais aussi du Shiatsu, du Taekwondo, de l'Origami, de l'art du Kimono, du Cha-no-yu, etc...peuvent en témoigner : il faut remettre en question bien des façons d'agir, et ne pas se satisfaire d'un geste ou d'une réflexion, mais les répéter, en faire notre chair !


L'utilisation et l'étude du Yi Jing permettent une approche de cette pensée.

Imaginez que ce ne sontr ien d'autre que les emblèmes des situations qui expriment le "moment" où nous trouvons. En effet, les changements représentent les états passagers du Yin/Yang, soit les échanges, les relations qui permettent la Vie. Ça n'est pas rien !


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